La rel�ve de l'ancien GDR GERSON est assur�e, avec la cr�ation de SALVE (Sources, acteurs et lieux de la vie religieuse � l��poque m�di�vale) GDR 2513.
Les journ�es du colloque d'Orl�ans en septembre dernier sur "Histoire et christianisme" ont �t� un succ�s. Le d�bat-forum du samedi 29 septembre, destin� au grand public, sera publi� gr�ce aux transcriptions qu'en fait actuellement Laurent Valli�re et les six ou sept expos�s du vendredi 28 concernant l'entreprise des Fasti feront l'objet d'un article dans la Revue d'Histoire de l'�glise de France.
Nous avons eu la joie de voir le volume consacr� au dioc�se d'Agen, �crit par Fabrice Ryckebusch, sortir pour le colloque d'Orl�ans. Sachez qu'il est disponible pour les membres des Fasti, avec une remise de 40 % sur le prix d'achat, ce qui fixe celui-ci � 25 euros. Si vous �tes int�ress�, veuillez libeller votre ch�que � l'ordre d'H�l�ne Millet.
Le dioc�se d�Angers attend que Fran�ois Comte comble son retard.
Le volume sur Rodez avance tr�s vite et celui sur Mende sera pr�t dans le courant de l��t�. Quant � Tours, dioc�se sur lequel Philippe Maurice a pass� un an gr�ce � une bourse de la R�gion Centre, il compte un r�pertoire de 800 noms.
Jean-Pierre Lodd� a l�gu� aux Fasti tout le fonds de documentation rassembl� par sa d�funte �pouse pour le volume sur S�es. A Paris, dans la salle de prosopographie, se trouve en photocopie tout le registre du Parlement contenant les testaments enregistr� au parlement de Paris sous le r�gne de Charles VI �tudi�s par Fr. Lodd� dans sa th�se de doctorat, ainsi que les deux volumes de la collection Moreau de la BNF, qui en sont des copies du XVIIIe si�cle et les dossiers de renseignements biographiques constitu�s sur plusieurs individus. A Orl�ans se trouve tout ce qui concerne le dioc�se S�es et Laurent Valli�re s�emploie actuellement � r�diger les notices liminaires apr�s avoir achev� la saisie des enregistrements. Un appel est lanc� � chacun pour apporter les compl�ments d�information n�cessaires � la finition.
Lors d'un colloque � Milan sur l'histoire des dioc�ses, H�l�ne Millet a pu pr�senter le travail de l'�quipe des Fasti. Bernard Andenmatten, responsable du dernier volume paru dans la collection de l'Helvetia Sacra (sur les dioc�ses de Tarentaise et de Sion) viendra la pr�senter � l'�t�.
Ana Maria Rodriguez a obtenu un financement pour la r�alisation de Fasti portugais.
La "bo�te" �tait encore � la disposition de chacun. Elle s'est enrichie du d�pouillement onomastique (par chanoine) d'un article d'E. Anheim sur la cour de Cl�ment VI. F. Ryckebsuch a bien voulu faire de m�me pour l'article d'H. Gilles sur les auditeurs en cour de Rote.
P. Jugie a signal� l'�dition, munie d'un index tr�s fourni, de l'inventaire qu'il avait nagu�re dress� du fonds des coll�giales parisiennes (AN, L 600-617). Il est disponible en salle de lecture au CARAN (ferm� pour l'instant). H�l�ne Millet a enfin demand� de signaler au maximum les adresses �lectroniques dont chacun peut disposer.
Malgr� son titre, cet expos� concernait peu les b�n�fices mais bien l'histoire de la conception de la simonie, immense question tr�s complexe. La mani�re qu'ont eu les canonistes de l'appr�hender a beaucoup �volu� aux XIIe et XIIIe si�cles et ce changement de perception est � l'origine du d�bat sur la question du b�n�fice. Chez les th�ologiens comme chez les juristes, il a fallu concilier la ma�trise qu'avait l'�glise du sacr�, par d�finition s�par� du monde, et son engagement de plus en plus marqu� dans les affaires temporelles. Les simoniaques, � l'image du serviteur d'Elis�e, gu�risseur de Na�man dans l'Ancien Testament ou des marchands du Temple et de Simon le Magicien dans le Nouveau, sont ceux qui veulent brouiller les limites entre le sacr� et le profane, lier ce qui est temporel � ce qui est spirituel. Il faut donc �tablir des distinctions mais ce projet �volue dans la p�riode qui s'ouvre avec le D�cret de Gratien (vers 1140). Pour ce dernier, la simonie � dont il ne donne aucune d�finition � n'est trait�e que comme un p�ch�, une question d'ordre dogmatique. Gratien insiste sur l'intention de la personne simoniaque et renvoie � un traitement p�nitentiel de ce qu'il assimile � une h�r�sie. Dans les D�cr�tales de Gr�goire IX, la simonie est consid�r�e d�sormais comme un crime pouvant faire l�objet d�une proc�dure p�nale. Elle pr�suppose un contrat entre deux personnes. On assiste donc dans le courant du XIIIe si�cle � une objectivation et une judiciarisation de la question. Hostiensis (mort en 1271) dans sa Summa Aurea insiste sur le fait que pour le juge d'�glise, la d�finition de Gratien n'est pas suffisante, qu'il faut une ext�riorisation de l'intention, un pacte simoniaque qui la caract�rise. Cela amena � relativiser le traitement de la question, en distinguant diff�rentes situations o� sacr� et profane pouvaient se m�ler ou non, et � int�grer dans le champ de la licit� des pratiques auparavant condamn�es. Tout en criminalisant les abus les plus manifestes, la pens�e canonistes institutionnalisait la gestion de la simonie � ordinaire � et l�gitimait largement l�opportunisme dont l��glise ont fait preuve dans l�utilisation des b�n�fices.
De diff�rentes �tudes qui ont �t� men�es en France, il ressort que les biblioth�ques des chanoines sont g�n�ralement modestes et que le nombre de volumes poss�d�s exc�de rarement la dizaine. Les biblioth�ques des cath�drales �taient l� pour pallier les carences de celles des chanoines ; de plus, les chanoines �taient les principaux utilisateurs des biblioth�ques capitulaires, leur contenu avait donc une influence sur la culture, la formation intellectuelle de ces hommes.
Pour la cath�drale d�Arles nous avons un inventaire du tr�sor de 1336 mentionnant 11 volumes ; pour Aix, en plus de diverses mentions dans des registres capitulaires et dans des livres de comptes, nous avons des inventaires du tr�sor de 1380, 1404, et 1407. L��tude de ce dernier, nous apprend que la cath�drale poss�dait pr�s de 200 manuscrits et qu�ils �taient entrepos�s dans diff�rents lieux. La plupart �tait dans la sacristie, mais il y en avait �galement dans l�armoire eucharistique, dans la salle capitulaire et dans le ch�ur (dont une dizaine y �tait encha�n�e). Cette biblioth�que qui s�est enrichie en partie gr�ce � des legs de chanoines et d�archev�ques ou par le sauvetage de livres provenant d�autres �glises aixoises, �tait constitu�e � 75 % de livres liturgiques. En ce qui concerne la cath�drale de Marseille, les inventaires du tr�sor sont plus tardifs (le plus ancien, de 1600, mentionne 14 livres liturgiques dont 2 en parchemin) ; nous avons �galement pour cette cath�drale une quittance de 1472 mentionnant pr�s de 80 ouvrages.
Les biblioth�ques des chanoines de ces chapitres sont essentiellement connues gr�ce � des testaments et des inventaires apr�s d�c�s. A l�exception de celui d�un chanoine marseillais (qui �tait �galement sacristain et professeur de droit canon et de th�ologie) qui mentionne 60 livres, les testaments mentionnant des biblioth�ques citent au maximum 3 ouvrages, tandis que les inventaires apr�s d�c�s en comptent en moyenne 26. Le contenu de ces biblioth�ques est peu vari�. Les livres que l�on retrouve le plus souvent sont les livres liturgiques ou de droit. L�une des biblioth�ques les plus vari�es est sans doute celle d�un pr�v�t d�Arles : l�inventaire apr�s d�c�s dress� en 1472 mentionne une quarantaine d�ouvrages dont des livres de fable, un roman et, rang�e dans un studio de sa demeure, une collection d�une dizaine de livres li�s � sa fonction de pr�v�t (dont des livres des statuts de la cath�drale).
D�s que l'on a mention d'un quartier canonial dans les sources, il faut tenter de le localiser, situer ses diff�rents �l�ments sur un plan, le plus pr�cis�ment possible. Il faut pr�f�rer l'�tablissement d'un plan � une �poque donn�e � un plan synth�tique, concentrant les donn�es de diff�rentes �poques, mais qui n'exista jamais comme tel, quitte � ne donner qu'un plan du XVIIe si�cle, par exemple.
Attention � bien distinguer la cl�ture, th�oriquement obligatoire, quelquefois mentionn�e dans les textes mais qui n'existe pas toujours, qui signifie le grand clo�tre ou le quartier canonial, et le petit clo�tre qui est un clo�tre architectural, � galeries. Quand le quartier est situ� � la limite de l'ancienne cit�, contre le rempart, sa d�limitation est simple, au moins d'un c�t�. On peut seulement n'avoir qu'un front continu de maisons. Il faut bien distinguer aussi les maisons canoniales qui appartiennent au chapitre (m�me si les chanoines peuvent en "vendre" l'usufruit) des maisons de chanoines, simplement habit�es par eux, quelquefois de g�n�ration en g�n�ration. Quand la communaut� est r�guli�re, il n'y a pas de maisons individuelles sauf pour les dignitaires. Attention � la commensalit� qui veut qu'un chanoine h�berge d'autres clercs si bien qu'il y a forc�ment moins de maisons que de clercs du ch�ur.
On peut ensuite placer sur le plan, dans la mesure de nos connaissances, le palais de l'�v�que, le r�fectoire, le dortoir (pour les communaut�s r�guli�res), la salle du chapitre, les selliers, la grange, le four, l'h�pital et/ou l'aum�ne et le ou les cimeti�res.
Comment proc�der ?
Utiliser :
Dans la notice r�dig�e par Matthieu Desachy � propos de ce personnage, administrateur du si�ge de Rodez de 1371 � 1379, plusieurs obscurit�s restaient � lever � cause desquelles une vaste enqu�te a �t� lanc�e par Mich�le Fourni�. Plusieurs g�n�alogies de sa famille ont �t� dress�es, � partir des archives du Lot et Garonne, du Lot (qui contiennent le testament de Bertrand, le p�re de Jean et le proc�s men� par Ermengarde sa m�re � propos de la succession � partir de 1336), du Tarn et Garonne (tableau g�n�alogique des feudistes et acte de 1348 par Hugues, le fr�re a�n� de Jean qui lui d�livre un leg). A noter pour les incertitudes concernant Jean, qu'un deuxi�me Jean de Cardalhac est attest� comme chevalier de Saint-Jean de J�rusalem en 1369. Ensuite, Jean ne fut jamais �v�que de Rodez, encore moins prieur de Saint-Caprais d'Agen (Eubel) mais bien administrateur et patriarche d�Alexandrie. Ce n'est pas lui qui a consacr� la chapelle axiale de la cath�drale de Narbonne en 1381, il �tait donc bien � Toulouse � cette date.
Autre querelle aussi sur la paternit� de ses sermons. S. Puyo a transcrit ceux conserv�s � la BNF sur le Grand Schisme et sur les obs�ques de Bertrand, son fr�re, �v�que de Montauban. Mais Mgr Mollat a rejet� l'authenticit� d'un volume de sermons de la Biblioth�que Municipale de Toulouse, est-ce � revoir ? Il semble bien que Jean ait �t� un agent de la royaut� dans le Midi dans les ann�es 1378-1390. En 1385, il pr�side avec Jean de Berry, contre lequel les Toulousains se sont r�volt�s les ann�es pr�c�dentes, la c�r�monie d'ostension des reliques de Jacques le Majeur, ce qui doit �tre compris comme l'apaisement apr�s la temp�te.
Enfin, les armoiries traditionnellement attribu�es � Jean, repr�sent�es sur une clef de vo�te des Cordeliers de Toulouse, ne sont pas les siennes (elles comportent le chapeau cardinalice alors que Jean n'a jamais �t� cardinal), mais celles du cardinal de Montfavet.
Ces biographies n�cessitent un travail de coordination d'un volume � l'autre afin de ne pas se r�p�ter. 62 cardinaux ont d�j� �t� r�pertori�s dans les volumes parus. Le probl�me vient du fait que les biographies de cardinaux contenues dans divers ouvrages, sauf dans un dictionnaire des cardinaux qui n'existe pas, concentrent beaucoup d'erreurs copi�es � l'envie, qu'il est d�j� tr�s long � corriger une par une. Une proposition est faite : un volume exclusivement consacr� aux cardinaux ayant eu un b�n�fice en France � un moment donn� de leur carri�re, dans la mesure o� les cardinaux ont que rarement eu un r�le important au sein des chapitres o� ils �taient chanoines. Ce volume contiendrait les informations donn�es par les sources locales sur leur carri�re b�n�ficiale ce que les ouvrages g�n�raux sur eux n�gligent forc�ment. Une affaire � suivre et � �tudier de pr�s.
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